Bon plan

vendredi 26 octobre 2012

Suunto Ambit, 1ères impressions


Avant que de plonger dans les profondeurs de mon petit banc d’essais du Suunto Ambit, laissez-moi vous proposer quelques photos tout d’abord, puis une présentation du matériel tel qu’il est livré, ses caractéristiques déclarées et / ou constatées.

Pour ce qui est des manques, je prendrai un peu plus de temps pour en parler, histoire de me laisser le temps de l’essai déjà, de l’analyse, de la confirmation. Je me servirai forcément en arrière-plan de la comparaison avec mon outil actuel : le Garmin 310XT. 

Notez cependant que les deux montres ne s’adressent pas tout à fait aux mêmes profils de sportifs, l’Ambit étant clairement orientée « explorateurs / baroudeurs », là où le Garmin s’adressera plutôt aux triathlètes. Notez également que je ne prends pas le Garmin comme référence absolue. Certes ses qualités sont nombreuses, mais il souffre aussi de défauts. Seulement, il a pour lui d’être l’outil qui m’accompagne depuis plusieurs mois maintenant et qui se trouve être le témoin de mes joies et déceptions sportives, alors... 

SUUNTO AMBIT, 

Présentation du matériel, les photos

20/10/2012

LA MONTRE


Cette montre existe en deux couleurs : noire (ma version) et argentée (silver). Lors du premier branchement au PC elle se met à jour pour la version 1.8 du firmware (logiciel interne de la montre).
Comme je l’ai déjà évoqué, même si cela reste très subjectif, cette montre, elle en a de la gueule, oui qu’est-ce qu’elle est belle !
Maintenant, passons du côté subjectif : elle est belle cette montre.
Ah non, ce n’est pas ça la subjectivité. Pouf ! Pouf ! Je recommence.


Disons déjà que cette montre EST une VRAIE montre, qui donne l’heure, la date et qui dispose d’une alarme. On pourra donc s’en servir pour se réveiller et aller bosser en étant à l'heure. Le Garmin 310XT du point de vu montre, est lui à la ramasse totale, ce n’est pas une montre, mais un outil avec l'heure en option, loin de l’Ambit donc de ce point de vue.

Cette montre est compatible ANT et devrait être compatible ANT+ à la prochaine mise à jour (novembre 2012 normalement). Elle est étanche - on pourra donc nager avec, sans être prévue pour de la plongée. Elle intègre une puce GPS Sirf star IV, combiné à un accéléromètre inséré dans le bracelet (Fusedspeed™), un altimètre barométrique, un thermomètre, une boussole 3D, et depuis peu d’un chronomètre indépendant des modes d’exercices : on pourra donc cuire un œuf à la coque avec. On aura accès au logiciel en ligne Movescount qui est une sorte du super carnet d'entraînements intégrant un réseau social Suunto, après tout, c'est dans l'air du temps. La ceinture cardio (en option) apporte une foultitude de données supplémentaires. Pour cet ensemble, le prix public suggéré est de 430€ sans ceinture cardio et hors option et de 480€ avec la ceinture et toujours hors option. Il s’agira donc quand même de ne pas se tromper avant de sortir la carte bleue.

Voir une montre à un poignet donne déjà une idée de sa carrure. La mettre à côté d’autres montres doit pouvoir aider également. Je n’ai plus la Timex Global Trainer, revendue, donc le comparatif se fera avec le Garmin 310XT, la Suunto et ma Timex 100 laps non GPS



D’ancienne génération, la Timex non GPS est plus petite et logiquement plus légère, vue qu’elle n’embarque pas de puce GPS ni de batterie. Les deux montres GPS seront par contre toute deux d’un poids quasi identique (1 g de différence sur ma balance de cuisine, des clopinettes quoi ! et pour tout dire, 78 gr pour la Suunto)



Le cadran intérieur de la montre mesure 3cm, zoomez ou dézoomez pour essayer de vous mettre à l’échelle 1/1 

Côté lecture des infos à l’écran, il y a du bon et du moins bon, aux yeux du presbyte que je suis en tout cas. 
Le bon, c’est la grande lisibilité de la ligne centrale. Je n’aurais qu’un mot : Superbe.

Le moins bon, c’est que sans lunettes et en pleine activité sportive, alors qu’il me faudrait lire les informations à la volée, je n’arrive pas à lire les lignes supérieure et inférieure du cadran car trop petites. Du coup, en pleine course ces lignes sont inutiles, sauf à ne mettre que des infos simples comme le nombre d’intervalles voire la FC…  mais c’est tout.

Je pense qu’il devrait y avoir moyen d’augmenter suffisamment la taille de ces informations (1 à 2 mm ?) et les rendre ainsi  plus lisibles, même si cela devait être léger.

Le boîtier de la montre est qualifié de "BuiltToLast"

("fait pour durer")

Les produits Suunto dotés de boîtiers BuiltToLast sont protégés par un boîtier monopièce en matière composite robuste, couvert par une couronne rigide. Le boîtier en aluminium anodisé et l'écran en verre minéral sont conçus pour résister aux chocs mécaniques et aux rayures. (copier-coller du site Suunto). Bon, pour faire court, on en déduira que la montre et son verre sont de bonne facture, personnellement, je n’irai pas faire de crash test de la montre. On croira Suunto sur parole, le boitier est de bonne facture. En comparant avec le Garmin, le verre de la Suunto n'affleure pas la surface de la montre, il est de fait protégé par une couronne qui le surplombe de quelques millimètres, quand le verre du Garmin affleure en surface. Du coup, cela confère au verre de la Suunto une véritable protection supplémentaire face aux rayures. Bonne idée.

Le bracelet...

Deux modèles sont proposés, l'un pour la version noire, l'autre pour la version silver. Il est composé d'un élastomère large qui semble robuste. Il peut être changé par l'utilisateur, on n’a pas à passer par le SAV Suunto pour arriver à ses fins. S’il dispose d’une série de trois trous, il ne proposera étrangement qu’une seule attache à insérer.
Sans doute les trous servent-ils aussi à évacuer la transpiration ? Notez que les bracelets en élastomère des montres sport sont généralement ajourés (T6C, Polar RCX5, Timex Global Trainer, Garmin FR 310xt 610 910xt...)

Le GPS, sa puce, l’autonomie de la montre

 
Tout d’abord, et grande nouveauté, Suunto a intégré le puce GPS DANS la montre et son bracelet. Exit le pod déporté, exit les multiples versions suivant que vous preniez le pod GPS ou l’accéléromètre. Là, c’est GPS accompagné d’un accéléromètre (mais qui ne fonctionne pas sans le GPS). Du coup, autre grand changement : la montre n’a plus de pile bouton, mais elle est armée d’une batterie lithium-ion qu’il faudra recharger !

Perso, je trouve ça bien mieux ! 

En mode « montre standard », la puce GPS sera inactive par défaut. Cela permet à Suunto d’avancer une autonomie d’une 30aine de jours dans cette configuration. Logiquement, cette autonomie descend avec le GPS allumé : à 50 heures avec acquisition GPS toutes les 60" et à 15h avec acquisition GPS toutes les  secondes. Avec une acquisition toutes les 60", d’un côté, l’autonomie de l’Ambit s’en trouvera triplée (par rapport aux 15h), de l’autre, le tracé GPS sera moins précis, mais est-ce utile sur des sorties supérieures à 10 heures ? Cela permettra donc aux grands baroudeurs de se faire plaisir.



De l'intégration du GPS et du baromètre dans la montre, en résulte une certaine épaisseur, qui se fait cependant complètement oublier une fois la montre au poignet.
 
Côté puce GPS, la SIRF Star IV est réputée plus précise et surtout moins gourmande en énergie que sa prédécesseure. 

Lors d’une sortie, j’étais accompagné de mon pote et de son Garmin 910XT (aussi Sirf Star IV). J’avais le 310XT (en mode entraînement) et l’Ambit qui bippait tous les 1 kilomètre. Force a été de constater que l’Ambit et le 910XT étaient synchrones dans les bips au kilomètre.

Au retour, j’ai comparé les tracés GPS de l’Ambit et du 310XT. Le tracé de l’Ambit était nettement plus précis, mais j’avais deux mises à jour de retard sur mon Garmin (V3.9), que j’ai mis à jour depuis (V4.5). De plus, j’ai d’autres tracés GPS du Garmin 310XT sur ce même parcours beaucoup plus précis et justes. Y aurait-il eu alors des interférences entre les trois GPS ? (910XT inclus ?) qui auraient dérangé le 310XT ? Pas de réponse. Et puis, c’est un test Ambit, alors retenez que le tracé GPS de l’Ambit a été parfaitement au rendez-vous

Tracé Garmin 310XT V3.9 : départ dans une cour, survol de bâtiments, traversée de jardin. Très moyen. Pourtant, ce Garmin fait habituellement mieux

 


Tracé de l’Ambit. Clair, net et précis.

 

 

 

 



Ici, un parcours de 15 km, dont 9 km vallonnés et en grande partie protégés par les arbres : mon refuge estival.
En vert, le tracé du Suunto, en jaune le Garmin, en gris, les routes et autres chemins forestiers.

Si les deux tracés se chevauchent presque et restent bien sur la route dégagée, ils s’écartent tous les deux dès qu’ils sont confrontés aux chemins arborés, sans qu’il n’y ait d’avantage à donner à l’un ou à l’autre. Aucun GPS n’a subit de décrochage.

Au final, 30 mètres de distance séparent les deux distances données par les deux GPS. Seule la trace du départ du Garmin semble discutable. Pour le reste, les deux GPS se vallent.

Les intervalles à chaque kilomètre sont synchrones au début puis tendent à s’écarter vers la fin du parcours, pour atteindre les fameux 30 mètres de l’arrivée des 15 km, soit un écart de 0,2%, même pas 1% en somme !



  

 

FusedSpeed ™

Parlons maintenant de la fonction FusedSpeed™ (en cours de brevetage). Cette fonction se veut une sorte d’accéléromètre placé au poignet. Pourtant, il ne faudra pas l’assimiler à un accéléromètre tel qu’on le connaissait jusqu’alors, comme ceux placés sur la chaussure. Il s’agira plutôt d’un complément au GPS qui va lui permettre une meilleure prise en compte de la vitesse constante livrée par les satellites et une meilleure prise en compte des variations de vitesses lors d’accélération ou de décélération. Il est clair que dans des activités peu véloces comme la course à pied, cette vitesse instantanée fournie par les satellites est très instable à allure constante (du fait également du déplacement de ces mêmes satellites). A 20 km/h ou plus à vélo, cela est déjà moins vrai, en voiture, cela ne se remarque plus.  

Sur le Garmin, j’ai partiellement contourné le problème d’allure fluctuante. Je n’ai pas programmé l’affichage de mes intervalles en allure instantanée, mais en allure moyenne (ce que ne sait d’ailleurs pas faire le Suunto, tout du moins dans la version 1.8). Du coup, l’allure donnée par le Garmin sera correcte sur l’ensemble de l’intervalle, MAIS (d’où la nuance avec le « partiellement ») il faudra bien 30" d’activité avant que d’obtenir une donnée stabilisée cohérente, même avec un accéléromètre étalonné à la chaussure. Du coup, quand j’effectue des 30/30, même si je suis souvent en cohérence d’un fractionné à l’autre, je peux parfois avoir des écarts d’allure importants (genre un fractionné étrangement beaucoup plus lent ou beaucoup plus rapide que les autres).

Ce système FusedSpeed™ a pour ambition de corriger ce phénomène en stabilisant les allures constantes ou en proposant des allures plus précises lors d’accélération ou de ralentissements. Je n’ai pas encore trouvé le temps de bien vérifier la chose, mais il est vrai qu’à chaque début d’intervalle (intervalle automatique au kilomètre), la Suunto était plus dans la moyenne de l’allure précédemment marquée, là où le Garmin avait besoin de se recaler. Donc cela promet beaucoup. Ce sera surtout un vrai plus pour qui fractionne souvent en dehors des pistes d’athlétisme comme moi.


Pour confirmer mes premières impressions, il me faudra faire des tests spécifiques, donc un peu de temps. Le test idéal serait de tester l’Ambit sur une séance de 30/30 sur piste avec les deux montres. Mais comme il n’est pas encore possible de programmer un 30/30 sur le Suunto, les intervalles devront être enclenchés manuellement, ce qui rend ce genre de test plus compliqué… Mais nous y reviendrons.

N’allez pas croire par contre que ce système FusedSpeed™ soit un accéléromètre indépendant du GPS. En effet, pour qui voudra courir sur un tapis roulant en salle, donc sans GPS, il ne sera pas possible d’obtenir la distance parcourue comme on pourrait l’avoir avec un accéléromètre car le FusedSpeed est là pour donner de la précision au GPS, pour le seconder, son bras droit en quelque sorte. Il ne sera pas là pour prendre sa place quand le GPS ne fonctionne pas.

 
La ligne blanche (1) montre la vitesse instantanée brute donnée par le GPS.

En pointillé, la vitesse « réelle »

En rouge, la vitesse donnée par l’Ambit et corrigée ou filtrée par le système FusedSpeed™





Pour autant, Suunto nous promet une mise à jour qui se veut majeure pour novembre 2012. Parmi les mises à jour, la reconnaissance des accessoires ANT+ (donc le footpod?) qu'ils soient de la concurrence ou pas, pourvu qu'ils soient ANT+. ESPERONS ! Mais que les primo acheteurs doivent trouver le temps long !

 

La boussole

La boussole est dite 3D. Quesaco ? Et bien tout simplement que cette boussole n’a pas besoin d’être à l’horizontale pour fonctionner et pourra rester au poignet. Les techniciens de Suunto l’ont équipée d’un système de compensation d’inclinaison. Elle devra être étalonnée, puis réglée pour indiquer non plus le nord magnétique mais géographique comme les cartes, certes mais cela ne demande pas de connaissance particulière : j’ai pu le faire.



Astuce pour étalonner la boussole :

 Pour étalonner la boussole, il faut la faire tourner sur elle-même le plus à l’horizontale possible, attendre un bip de réussite, puis la basculer à 90° et attendre un nouveau bip. Comme il faut être précis, cela devient un tantinet compliqué.

Petit truc : j’ai mis le cadran de la montre face contre une table (donc à l’envers) et je l’ai fait tourner sur elle-même. Bip garanti en 5". C’est plus efficace que de chercher à être plan, la montre à « l’endroit » Pour ce qui est de l’inclinaison à 90°, j’ai mis le cadran de la montre face contre un mur, j’ai attendu 2" : BIP
 

L’altimètre barométrique

  … demande plus de connaissances et de précisions dans son maniement. Avant une sortie nécessitant cet outil, il faudra sans doute le recalibrer, ce qui est rapide à faire quand on a compris son fonctionnement. On pourra l’utiliser suivant trois modes :
  • un mode automatique, lequel laissera la montre choisir toute seule comme une grande entre les deux modes suivants.
  • Le mode altimétrique, qui sera plutôt réservé aux sorties vallonnées, de montagne ; Cette option permettra également de connaître sa vitesse d’ascension ou de descente
  • Le mode barométrique qui sera destiné aux sorties sur terrain plutôt plat ? Cette option vous permettra également d’appréhender des changements météorologiques soudains, pratique pour préparer certaines sorties.

Pour fonctionner et donner l’altitude, le baromètre se servira :
  • soit d’une combinaison de la pression atmosphérique absolue et de l’altitude donnée du lieu de départ,  
  • soit d’une combinaison de la pression atmosphérique absolue et de la pression atmosphérique au niveau de la mer (renseignée par l’utilisateur).


La pression atmosphérique absolue est la pression de l’endroit où se trouve la montre. Pour connaître l’altitude du lieu où on se trouve ou pour connaître la pression atmosphérique au niveau de la mer, internet devient ton ami.

La pression atmosphérique s’exprime en hectopascal (hPa). 1 hPa correspond à 8,30 m d’altitude. Si vous indiquez une pression de 1010 hPa au niveau de la mer et que votre pression absolue est de 1019 hPa, vous êtes à 75m d’altitude (9hPa x 8,3m = 74,7m). 
Maintenant, vous pouvez aller vous chercher un cachet pour soigner votre mal de tête.

Le thermomètre…


pourra être une donnée intéressante, pourvue que la montre ne soit pas portée au poignée… vue que « la chaleur du corps affecte la mesure initiale ». Et oui, là à mon poignet, j’ai 29°C. Du coup, j’ai eu du mal à connaître la raison de la présence du thermomètre. Il semblerait qu’il servirait avant tout au processus de calcul de l’altitude barométrique.  

Une absence remarquée dans toute cette belle débauche d’équipements ! 

Et oui, un gros manque à mes yeux : si la montre sait bipper, elle ne sait pas vibrer. Ca n’a l’air de rien, mais quand on a goûté à ça, sans idée lubrique bien sûr… Imaginez courir au milieu de la circulation en ville, ou l’hiver les oreilles protégées par le bonnet, en montagne le vent dans la figure : on n’entendra pas forcément le bip, par contre une montre qui vibre ses alertes, ça se sent. 

La ceinture cardiaque



Cette ceinture est composée d’une sangle souple, ce qui devient la norme je dirais maintenant. Cette sangle se clipse sur un module de transfert au centre.
Elle est sur pile, laquelle pourra être changée par l’utilisateur.
Elle est dite « dual », car elle est compatible à la fois avec les montres ANT et avec les autres montres Suunto qui ne sont pas ANT.
Comme dit plus haut, cette ceinture est compatible ANT, mais pas ANT+. Je suppose que cette petite nuance est la raison pour laquelle je ne suis pas arrivé à la faire reconnaître par ma Garmin 310XT ANT+. L’inverse est également vrai, la Suunto ne reconnaît pas non plus ma ceinture Garmin ANT+.


Si la sangle livrée par défaut est trop juste pour moi et ma carrure (62 à 110 cm de tour de poitrine, pour la sangle, hein, pas pour moi), Suunto vend deux autres sangles (sans le récepteur). Une pour les petits gabarits (48 à 72 cm de tour de poitrine) et une autre pour les grands gabarits (85 à 160cm), il faudra rajouter 25€.

De fait, j’ai pu essayer cette nouvelle sangle, la XL, merci monsieur Suunto, et là pour moi, ce fut le jour et la nuit. 21 cm de plus au déballage (avant donc de la détendre). Je n’utilisais pas de sangle cardiaque avant, maintenant, je vais pouvoir le faire ! Un vrai confort.



Etanche ou « imperméabilisé » à 20m, on doit pouvoir nager avec l'ensemble, mais cela n’aura que peu d’intérêt dans la mesure où les pulsations cardiaques ne seront pas enregistrées dans l’eau. Cela sera cependant utile pour qui doit pratiquer une autre discipline après une nage, tel un triathlon... Pas de temps perdu dans l'ajustement du matériel.

Quand on utilise la ceinture avec la montre, on pourra également obtenir des données supplémentaires comme « l’effet d’entraînement ». L’Ambit utilise « les données de votre profil personnel et les associent à une analyse en temps réel de vos progrès physiologiques. Votre montre cardiofréquencemètre calcule ensuite votre Effet d'entraînement, présenté sur une échelle de 1 à 5. » (copier-coller du site de Suunto). Quand le résultat de l’effet d’entraînement est 1, l’exercice pratiqué n’aura permis « qu’un » maintien de la forme. Quand le résultat arrive déjà à 4 « Ce programme vous aide à améliorer nettement vos performances aérobiques s'il est répété 1 à 2 fois par semaine » (copier-coller). 


De plus, l'Ambit Suunto vous indiquera un temps de repos optimal avant la reprise d'une activité sportive, cette période étant calculée en fonction de l'intensité de votre dernier entraînement. Ce temps décroît avec le temps qui passe mais est rajouté d'une séance sur l'autre si vous vous entraînez avant la fin du temps de repos indiqué. Ce temps de repos vous sera donné en accédant au journal

De même, la montre vous indiquera-t-elle le nombre de calories brûlées, chose que la Garmin estime même sans la ceinture. Maintenant, pour le même jogging, le Garmin sans ceinture m'a indiqué aujourd'hui une dépense de 1458 kcal contre 1086 pour la Suunto avec ceinture. Ne me demandez pas qui m'aura donné la meilleure estimation, je n'en sais rien. 

La Suunto est-elle plus proche de la vérité du fait de la présence de la ceinture thoracique ? Peut-être. Je pense aussi qu'il est très difficile (impossible?) de mesurer sa dépense calorique exacte, vu le nombre importants de paramètres à prendre en compte  (forme du jour, vent, température, altitude...).


 













Les deux modules comparés : Garmin et Suunto

  












Le module Suunto et son système d’attache (photo 3)












Sangle XL- 21 cm plus longue
(Photo 4)              

Le câble de la montre


La montre est livrée avec un câble USB qui se termine par une sorte de pince crocodile qui va "manger" le cadran. Petit bémol : le chargeur secteur est une option à 25€. Hum… MAIS, pour qui possède déjà un autre chargeur USB (iphone, solaires et autres), il
devrait être possible de brancher ce câble dessus et donc de recharger sa montre sur une prise de courant, ou en pleine cambrousse.  







Movescount 

C’est le logiciel dédié aux montres Suunto pour en exploiter les données et autres résultats des sorties. Il ne fonctionne qu’en ligne, Suunto ne proposant plus de logiciel PC ou Mac. 

Avantage : une seule interface pour Mac et PC, enfin, je le suppose.

Inconvénients : je vous parlerai de ma vision des choses en temps et en heure.

Ce carnet d’entraînement en ligne est proposé avec un module « visite » pour apprendre à faire connaissance avec le logiciel. Si les pages sont traduites en français, malheureusement, les vidéos explicatives, elles, restent très succinctes et en anglais. Je comprends l’anglais, mais cela ne doit pas être le cas de tous.
Ce logiciel fourmille de (trop ?) nombreuses possibilités. Loin du fast food, je le comparerais à un buffet : il y a à boire et à manger, ce sera à chacun de prendre ce qui lui convient et je pense qu’il est possible d’y trouver largement son compte.

Comme ce logiciel est très complet, je prendrai le temps de le détailler dans un prochain billet

 

Le mode d’emploi

Contrairement à mon Garmin, le mode d’emploi disponible en ligne en français (pdf) suit la mise à jour de la montre. C’est en tout cas le cas pour la version micro logiciel 1.8. On ne pourra que louer cet effort, surtout si la mise à jour permet de nouvelles fonctionnalités. Le mode d’emploi papier livré avec la montre papier lui, est pour la version 1.5. Sans doute les futures livraisons proposeront-elles une mise à jour papier aussi ? Personnellement, rien ne vaut un bon fichier pdf à jour, cela rend en plus les recherches d’informations plus faciles.

Pour faire une première conclusion au 20 octobre 2012

Je suis sûr que la prochaine mise à jour de l’Ambit, promise pour novembre 2012 effacera quantité de ces premiers points négatifs relevés, mais en attendant ils sont là.




LES POURS

Cette montre c’est d’abord une montre avec des fonctions sportives avancées

* Elle a de la gueule
* Elle est robuste
* Bonne autonomie de la batterie (30 jours en utilisation montre à 15 ou 50H en 
   mode sport)
* Sa notice pdf fr est mise à jour en même temps que la montre. 
* La puce GPS est intégrée à la montre et n'est plus déportée sur un
   pod à mettre au bras
* Une puce GPS dernière génération et son système FusedSpeed ™
* Baromètre, altimètre, thermomètre
* Boussole qui plus est 3D,
* Chronomètre indépendant,
* Une (seule) alarme
* Possibilité de suivre des itinéraires (ce que je dois encore tester)
* Possibilité de partage des itinéraires avec d’autres utilisateurs.

LES CONTRES

* Un thermomètre que la chaleur du poignet perturbe.
* Une montre qui ne vibre pas.
* Une alarme difficile d’accès.
* Pas de compte à rebours (prévue pour la prochaine mise à jour en 
  novembre 2012 ?)
* Une lecture des informations des lignes supérieures et inférieures 
  difficiles à lire à la volée en pleine activité sportive, car trop petites 
  pour le (petit) presbyte que je suis.
* Pas de fractionné possible à ce jour (sujet du prochain billet).
* Une compatibilité ANT+ qui ne devrait intervenir qu'en novembre, à la prochaine 
  mise à jour et donc une prise en charge des accessoires ANT+ que dans 
  quelques semaines. Je serai alors content de peindre cette ligne en vert !


Pour faire une première conclusion, cette montre a un potentiel énorme pour le coureur de fond que je suis et elle a largement de quoi faire chavirer plus d'un cœur. Mais pour devenir une véritable Don Juan, elle devra absolument sortir du mode potentiel pour accéder au mode révélation en mettant les moyens au niveau de ses ambitions. Novembre 2012 ? Noël approche maintenant si vite.

Dans le prochain billet j’avancerai dans les fonctions sportives de la montre, je vous parlerai de mes constatations sportives et autres impressions. 

J’essaierai le système d'itinéraire de la montre, voir ce que cela peut apporter déjà sur routes / chemins balisés.  

Je fouillerai également plus en profondeur le logiciel en ligne MovesCount qui se veut la pierre angulaire de l'exploitation des montres Suunto et vous en donnerai mes impressions personnelles, les positives bien sûres comme les négatives, aussi. 

La solution proposée est suffisamment dense pour que je prenne le temps de la décortiquer, de me l’approprier.

A bientôt alors et n'hésitez pas à commenter

5 commentaires:

Sanji a dit…

Bel article.
J'attends avec impatience la suite, ayant ce modèle en ligne de mire.

Anonyme a dit…

Bonsoir et merci pour l'article.
A noter cependant quelques approximations dans la description de l'usage du baromètre/altimètre : la pression de l'air diminue avec l'altitude. De fait, une pression au niveau de la mer de 1020Hpa permet de calculer une pression de 1020 - 12 = 1008 Hpa à une Altitude de 100m au dessus du niveau de la mer.
La différence de pression de 12Hpa étant évalué par :
100m = 328 ft
Perte de 1Hpa par tranche d'altitude de 28ft (exactement de 27.31...ft)

Ce principe est donné en atmosphère dite "standard", c'est à dire sur certaines base de données (température 15°C notamment)

Autrement dit :
- je suis à 100m d'altitude soit une référence de 12hpa (QFE)
- je lis une pression locale de 1008
- j'en déduis une pression au niveau de la mer de 1008+12=1020 HPa (QNH)
- je cale mon altimètre à la pression au niveau de la mer
- je peux lire l'altitude sur la montre.

Malo97 a dit…

Merci Anonyme pour ces précisions.

Cependant si tu pars dans tes calculs de l'altitude (connue) de 100 m pour retrouver la pression au niveau de la mer, dans mon exemple, je compare la pression au niveau de la mer (connue grâce à internet) à la pression donnée par la montre à un instant T pour retrouver de mon côté l'altitude (que je ne connais pas). Dans mon exemple, je fais :

. pression niveau de la mer
– pression atm du lieu L
-----------------------------
= différentiel de pression

Je multiplie ce différentiel par 8.30 m pour connaître mon altitude (je donne les infos en mètres, je les trouve plus parlantes que des infos en pieds ou feet). Du Coup, si mon calcul me donne un différentiel de 9hPa, que je multiplie par 8.30m je connais de facto mon altitude soit +/- 75m.

Là où j’ai commis une erreur par contre, et à me relire je le reconnais, c’est que si je me trouve à une altitude de 75m, je ne peux pas avoir une pression supérieure à celle du niveau de la mer (dans mon exemple 1010 / 1019, ce qui aurait dû être l’inverse 1019 au niveau de la mer et 1010 à l’endroit où je me trouve) vue que comme tu l’as clairement et justement indiqué, la pression atmosphérique diminue avec l’altitude.

De ton côté, tu pars d’une altitude connue (100m) et d’une pression atmosphérique locale donnée par la montre (1008). Tu en déduis la pression au niveau de la mer.

Au final, nous faisons la même chose pour régler l’altimètre, sauf que personnellement, je pars de la pression atmosphérique de la mer connue (faut dire, j’habite sur le littoral) là où toi tu pars d’une altitude connue. Donc nous partons juste chacun d’un bout différent de la méthode de calcul.

Le problème sera par contre pour une personne qui part d’un lieu dont elle ne connaît pas l’altitude (quand on est en rando sans carte ign) et qui n’a pas internet pour connaître la pression au niveau de la mer.

Pour clore la problématique, ce genre d’outil ne doit être utilisé qu’avec précaution et qu’à titre indicatif, car la pression atmosphérique d’un même lieu peut évoluer rapidement avec un brusque changement de météo (arrivée d’un orage ou bien l’arrivée du calme après la tempête). Cela peut-être d’autant plus marqué que l’on se trouve en altitude par exemple. Pour se rendre compte de l’aspect changeant de l’outil, il suffit de laisser sa montre chez soi pendant une semaine et de regarder l’altitude indiquée par la montre pour s’apercevoir que cette dernière varie, alors que la montre reste au même endroit. Je suis persuadé également qu'un utilisateur qui irait faire du ski (c'est la saison, profitons-en) et qui prendrait l'Ambit paramétrée le matin au chalet, n'aura pas la même altitude dans ce même chalet le soir après une journée de ski. Ce sera d'autant plus marqué que la météo aura évolué en cours de journée.

Le thermomètre de la montre joue également un rôle complexe (à mon niveau) dans le calcul de l’altitude barométrique.

Bref, ce que j’en ai retenu, c’est que ça reste un bel outil, mais qui doit être utilisé en connaissance de cause et qui nécessite d’être calibré avant chaque utilisation.

De mon côté, j’avoue également ne pas être suffisamment calé en la matière pour aller me fendre d’un billet relatant du niveau de qualité de l’altimètre barométrique de l’Ambit, ni d’un billet comparatif entre les altimètres barométriques des Garmin 910xt et Fénix (que je n’ai pas) et de l’Ambit (que je n’ai plus).

En attendant, bonne utilisation de l'Ambit

Anonyme a dit…

La seule remarque était au niveau du fait que la pression diminue avec l'altitude.
Pour le reste, j'exposais une méthode pour apporter éventuellement un complément de compréhension sur la logique d'utilisation.
Nos logiques sont effectivement réciproques, l'utilisation dépend donc des données que l'on a.
En rando, je pense qu'on aura plus difficilement une connexion internet, alors qu'un relevé altimétrique sur une borne ou un refuge peut se trouver. D'où le sens de logique exposée.

Le calcul du QNH à partir de l'altitude connue est la méthode utilisée au départ d'un aérodrome dont on connait forcément l'altitude barométrique (-1hpa pour 28 Ft environ d'élévation).
La nécessité du calage à chaque utilisation est valable également en aviation.
Si au cours du vol la pression a évolué dans la masse d'air, l'altitude réelle a forcément varié même si l'altitude lue est restée la même.
Comme tous les avions sont soumis au même pb, la distance de sécurité est maintenue puisque 2 avions montent ou descendent en même temps (si les pilotes conservent leur altitude).

Quant à la température, il semble que la montre n'en tienne pas vraiment cas dans le sens où aucune correction en fonction de la température relevée n'est effectuée. Je vois mal comment d'ailleurs puisqu'en ayant le capteur de température près de la peau, il n'est pas cohérent lors d'une activité sportive.
La montre déduit l'altitude en fonction de la pression et de paramètres mémorisés valable en atmosphère connue. Si le calcul prévois un température de 15°, et qu'il fait 50°, une erreur est constatée.

Dans les faits et en prenant le dernier exemple en date, j'ai fait un entraînement aujourd'hui qui comportait une phase d'escalier ... on s'entraine où on peut ;) ... et la hauteur total connue était de 96m.
La montre m'a indiqué un cumul de D+ de 97m...
C'est plutôt satisfaisant.

Malo97 a dit…

Comme quoi, nous étions d'accord et merci encore d'avoir mis en lumière mon erreur et merci aussi d'avoir apporté un autre exemple de calcul.

Tu as trouvé un D+ de 97m, c'est sans doute normal si ta montre est au poignet, elle n'est pas au niveau du sol… (sourire)

Maintenant, on peut parfois se passer de connaitre l'altitude et partir d'une altitude fausse. Ce qui sera important, ce sera de connaître le D+ et le D- final.

Si l'on part d'une altitude réelle de 100 mais que la montre affiche faussement un 150m et que le D+ est de 120, à la fin la montre affichera 150+120 soit 270m. Certes l'altitude sera fausse, mais le D+ toujours correct.

Sûr par contre que si on se trouve dans un avion, mieux vaut avoir une altitude correcte (sourire)

Bonne journée, bon run et moi je pars nager aujourd’hui.